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| Voyons les différents critères
qui permettent d’orienter le choix.
Avant tout, et ce n’est pas le plus anodin,
il y a l’aspect financier.
En matière de bonsaï, comme dans n’importe quel autre
domaine, on rencontre tous les cas de figure. Vous pouvez très
bien acquérir un jeune plant de quelques années pour
une modeste somme (mettons à titre indicatif entre 8 et 25€),
tout comme acquérir si vous en avez les moyens, un sujet
vénérable pour plusieurs milliers d’euros !
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sujet
vénérable |
ficus
d'intérieur |
ficus |
Cependant, si vous débutez, commencez par un arbre peu onéreux,
le temps de vous « faire la main » et passer ensuite
à de beaux sujets.
Un autre aspect qui mérite d’être évoqué
est la différence entre un " bonsaï d’intérieur"
et un "bonsaï d’extérieur ".
D’abord et avant tout, il n’existe
pas de bonsaï "d’intérieur".
Certes certaines espèces, mais elles sont rares, acceptent
de vivre (mais difficilement) dans un espace confiné, accompagné
souvent un taux d’hygrométrie très bas. Ce sont des
exceptions et dans les pays où cet Art s’est développé,
les bonsaï sont toujours maintenus à l’extérieur,
qui est leur véritable élément.
On essaye souvent de faire croire aux personnes non averties qu’il
est possible de poser un arbre miniaturisé sur la table du
salon et de le garder ainsi sans problèmes, ce qui je le
reconnais est tentant. Mais c’est faux, et avec un minimum de bon
sens, lorsque l’on connaît un tant soit peu les besoins d’un
végétal, on s’aperçoit très vite que
cela relève de l’impossible.
Nous verrons dans la rubrique ‘soins et
entretien’ qu’en s’entourant de précautions particulières,
on arrive malgré tout à garder en vie une ou deux
espèces particulièrement conciliantes à l’intérieur,
durant les mois d’hiver. Néanmoins, nous ne conseillerons
jamais assez aux gens qui veulent élever et conserver le
plus longtemps possible des bonsaï de s’orienter
tout de suite vers des arbres dits "d’extérieur".
Cela leur évitera bien des désagréments et
leur permettra de démarrer avec de bonnes bases.
Pour rester dans ces arbres ‘exotiques’, il est évident que
les heureux possesseurs d’une serre (chauffée) ou d’un jardin
d’hiver pourront élever toutes sortes d’arbres de pays chauds,
puisque le propre de ces installations est de pouvoir recréer
en leur sein, avec divers procédés, une atmosphère
qui convient à ces arbres.
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| répartition des branches |
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| petites feuilles |
entre-noeuds |
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| Il y a plusieurs possibilités
(toujours en fonction du budget) d’acquérir le sujet qui
vous intéresse auprès d’un fournisseur de bonsaï.
Si vous n’êtes pas spécialement
pressé d’obtenir tout de suite un véritable bonsaï,
c'est-à-dire un arbre ayant subi depuis un grand nombre
d’années tous les soins et interventions qui en font une
véritable réduction d’un de ses semblables poussant
dans la nature, vous opterez soit pour un
jeune plant, soit pour un ‘préformé’,
dont le prix d’achat reste toujours raisonnable en comparaison
de celui d’un véritable bonsaï.
Avant tout, vous devrez déterminer
ce que vous voulez obtenir et choisir une essence qui se prête
à cet objectif. Ensuite vous choisirez de préférence
une essence locale ou acclimatée, ce qui dés le
départ vous épargnera bien des désagréments.
Quand vous recherchez un plant ‘à travailler’,
vous serez comme le sculpteur devant un bloc de pierre. Son inspiration
le conduit à en prendre un seul parmi plusieurs, justement
parce qu’il a senti que de celui là et d’aucun autre il
arriverait à ‘extraire’ la forme qu’il avait imaginée.
Quand vous choisissez un arbre dans
une pépinière, orientez
de préférence votre choix vers un sujet à
petites feuilles ; (en effet,
au sein d’une même variété, vous pouvez remarquer
de grosses différences dans la taille des feuilles) ; vers
des entre-nœuds le plus court
possible (bien qu’on puisse réduire
ceux-ci grâce à la taille des rameaux). De toute
façon, si vous avez affaire à un véritable
producteur de bonsaï, il aura déjà effectué
cette sélection.
Certaines variétés ont une aptitude à développer
assez rapidement des troncs matures avec une écorce précoce.
Il faut les utiliser en priorité.
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Pour un premier achat, il est préférable
de choisir un plant qui vous permettra de ‘construire’ un arbre dont
la taille se situera entre 15 et 30cm de haut ; ce qui veut dire que
vous prendrez pour cela un ‘matériel de base’ de 50 à
60cm de haut.
Veillez à ce que le tronc présente (même chez
des jeunes sujets), une légère
conicité qui contribuera à
accentuer l’impression de stabilité et de solidité.
La bonne répartition des branches
est probablement une des choses les plus difficile à appréhender
pour un débutant. En règle générale, elles
doivent s’étager alternativement le long du tronc, les plus
grosses et plus longues en bas. Si vous
hésitez entre plusieurs sujets, prenez celui qui a le plus
de branches charpentières. Il est plus facile de les supprimer
que de les faire pousser.
Souvent, le néophyte se laisse leurrer par un beau feuillage
et aurait tendance à guider ses choix vers un arbre plutôt
bien feuillu ; mais cela n’a en réalité pas beaucoup
d’importance au moment du choix.
Nous privilégierons donc en priorité :
le départ des racines (bien réparties autour
du tronc) et la nature du tronc (conicité, forme) ; qui sont
les seuls éléments déterminants
dans le choix d’un arbre à travailler. Je dirai que tout
le reste – charpentières, ramification, mise en forme – pourra
toujours se réaliser ultérieurement (c’est une question
de temps et de savoir faire) ; par contre récupérer
des défauts de racines et de troncs est long et très
compliqué.
Evidemment, vous ferez attention à l’état
phytosanitaire de votre futur achat, en demandant au responsable
des lieux de vous montrer l’état
des racines qui doivent être indemnes de toute pourriture,
de parasites ou d’autres signes d’affaiblissement. Si vous achetez
un arbre en plein été, ne tenez pas trop compte de
l’état du feuillage de certains feuillus qui souvent,
à cette période est un peu abîmé (sécheresse,
vent, manque d’arrosage ponctuel). Le feuillage n’est que saisonnier
et se renouvellera au printemps suivant ; alors que la structure
de l’arbre, elle, est quasi impossible à changer. Voilà,
pourquoi il est préférable d’attendre l’hiver pour
choisir un bonsaï caduque. |
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| feuilles abîmées |
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| jeunes plants |
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Qu’est ce qu’un jeune plant ?
Il s’agit d’une plante ligneuse, dont
l’âge se situe souvent entre 3 et 5 ans (issue de bouture
ou de semis), et dont l’espèce se prête au but fixé.
Mais un travail important et essentiel a déjà été
effectué sur le système racinaire. On y devine aussi
une ébauche de forme sur la partie aérienne.
Le pot dans lequel il est n’a que peu d’importance quoique sa forme
et son volume diffèrent de ceux qui accompagnent ordinairement
les autres plants classiques de pépinières et jardineries.
(Photos des pots de culture).
Pour revenir aux racines, et c’est là un des points les plus
importants de tout travail à entreprendre sur ces futurs
bonsaï, on les travaille tous
les ans au printemps, de façon
à pouvoir les loger ultérieurement dans un véritable
pot à bonsaï dont nous savons que les caractéristiques
essentielles sont la faible hauteur et un volume aussi restreint
que possible ; moins dans une perspective ‘d’affaiblir’ la plante
que dans celle de valoriser le sujet qui s’y trouve. En effet, les
proportions de ces pots doivent s’harmoniser avec la taille et le
style du bonsaï. (ceci fera l’objet d’une autre rubrique).
(Accompagner ce texte de photos montrant un travail de racines sur
un jeune plant).
On ne peut trouver de tels plants que chez des producteurs spécialisés
. Ils représentent un faible coût à l’achat
(autour de 15€ en moyenne)
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| travail racines |
rempotage |
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Qu’entend-on par ‘préformé’ ?
A la différence d’un jeune plant,
un préformé est un arbre qui présente déjà
des caractéristiques qui feront de lui, dans quelques années,
un véritable bonsaï. C’est un sujet qui possède
un tronc suffisamment développé avec une écorce
apparente, et une structure qui réponde à un style
précis. (voir rubrique "
les différents styles de bonsaï ").
Cependant, dans la majorité des cas, avec ce type de ‘matériel’
(ce mot qui peut paraître choquant est employé habituellement
pour désigner un arbre à former), il reste encore
beaucoup à faire.
Le ‘nebari’ (départ
des racines) doit être harmonieux, preuve que tout le travail
de préparation des racines a été correctement
mené.
Les ‘charpentières’ (branches
principales qui constituent avec le tronc l’ossature de l’arbre),
correctement disposées autour du tronc, toujours en rapport
avec le style souhaité, doivent être présentes,
même si dans les étapes de formation à venir,
certaines seront appelées à disparaître.
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| caisse en bois |
nebari |
charpentières |
L’âge de ces préformés, s’ils sont issus de
boutures où de semis, dépasse souvent les 10 ans.
Nous pouvons également trouver chez les producteurs spécialisés,
des ‘préformés’ à partir de ‘yamadori’
(arbres prélevés dans la nature), qui sont toujours
très prisés par les amateurs.
Ce type de ‘matériel’ peut être âgé de
plusieurs décennies et constitue à vrai dire ‘la voie
royale’ pour former des bonsaï. En effet, ces végétaux,
collectés dans la nature, et choisis à bon escient,
ont déjà en eux cette marque
du temps qui est l’essence même
du bonsaï.
Ces arbres sont souvent élevés dans des caisses en
bois (photo), ou divers contenants se rapprochant par leur forme
des véritables poteries pour bonsaï ; cependant, pour
leur procurer une croissance rapide,
leurs dimensions sont toujours supérieures aux pots à
bonsaï qui les accueilleront
plus tard.
La fourchette des prix de ces sujets peut varier entre 50 et 150€
lorsque l’on s’adresse à un producteur local. S’il s’agit
d’arbres importés, les prix sont souvent plus élevés.
Mais quelque soit votre choix, ce sont ces arbres là que
nous vous conseillons d’acquérir ; en effet, en l’espace
de quelques années, avec un investissement raisonnable vous
obtiendrez, si vous vous faites bien conseiller, des sujets qui
auront déjà belle allure. (Montrer quelques exemples).
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