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| Voici l'été, l'époque du
beau temps chaud (en principe). Pour maintenir nos bonsaïs en
bonne santé, Jean-Luc nous délivre, avec son humour
habituel, quelques conseils d'arrosage ... à lire sans modération
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Je vous avais promis de vous parler d'arrosage
et bien, c'est chose faite. A vos arrosoirs ! ... et suivez le guide.
A première vue, donner de l'eau à une plante est à la portée de n'importe
quel jardinier en herbe, et certains se demanderont - à juste titre
? - si cela vaut la peine de gaspiller quelques précieuses minutes
de connexion pour aborder un tel sujet.
Cependant, pour répondre à ces sceptiques, j'ai pu constater qu'il
s'agissait d'un des aspects de la culture des bonsaïs, le plus difficile
à expliquer, et pour ce qui est de la mise en pratique, il nécessite
une rigueur qui, je m'en suis aperçu, décourage rapidement les intrépides
stagiaires qui viennent de temps en temps se frotter à cette dure
discipline. Il faut dire que l'arrosage chez nous est une opération
qui demande un minimum de 3 à 4 heures par jour !
Nous n'utilisons aucun système d'arrosage automatique - je ne dis
pas que ce n'est pas pratique et cela peut dépanner en certaines occasions
- mais nos arbres en pots nécessitent impérativement une visite quotidienne
et seul l'arrosage manuel nous oblige à ce rituel, qui est la base
de la culture du bonsaï.
Parler de l'arrosage nous amènera à aborder tout ce qui se rapporte
à cette opération, à savoir : le substrat,
l'eau, le matériel, et l'exposition. |
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Alors, commençons par le substrat
si vous voulez bien.
Il y a des tonnes de littérature
sur le sujet, de quoi décourager à tout jamais le néophyte et promouvoir
les bonsaïs en plastique ! Pour faire simple, retenons que les qualités
d'un bon mélange doivent être la présence d'air et d'eau
la quadrature du cercle !... à n'en
pas douter. Pas facile à réunir, mais on peut s'en approcher en retenant
que nous aurons toujours un élément privilégié par rapport à l'autre
; c'est à dire, que si nous optons pour un mélange très aéré, nous
aurons un grave problème d'arrosage, puisqu'il sèchera d'autant plus
vite; et inversement pour un mélange qui retient trop d'eau, nous
aurons un évident manque d'air. Alors
que faire ? Vers quel saint se vouer, puisqu'il n'existe aucune solution
acceptable mais, ne nous décourageons pas trop vite et rendons grâce
à 'Dame Nature' qui dans son infinie sagesse a pensé aux 'bonsaïka'
en leur offrant cette merveilleuse "Pierre Ponce " qui, par ses qualités
de rétention d'eau et d'air, détient la 'Palme d'Or' des substrats
toutes catégories.
Vous pouvez toujours me contacter si vous voulez en savoir plus sur
ce produit ... Et ma foi, un peu de promotion ne fait pas de mal !
Tout comme les potions magiques de nos ancêtres, essayez la et vous
ne pourrez plus vous en passer ! |
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J'utilise personnellement des mélanges
avec un minimum de 70% de pierre ponce. Les arbres dont les racines
chatouillent ce doux mélange ont l'air d'apprécier la proportion,
si ce n'est comme je le soulignais plus haut la contrainte d'un arrosage
soutenu et d'une fertilisation adaptée.
L'avantage non négligeable de ce mélange est qu'il convient à tout
type d'arbre et seul l'apport d'eau en fonction de telle ou telle
espèce sera à ajuster. Autre avantage, et non des moindres, vous ne
risquez pas de 'noyer' vos racines, puisque les qualités de drainage
sont on ne peut plus idéales. Une autre difficulté rencontrée par
les amateurs de bonsaï lorsqu'ils utilisent des mélanges plus ou moins
adéquats est celle qui consiste à bien humidifier l'ensemble de la
motte racinaire, particulièrement sous le 'nebari'
(départ des racines) où l'on
voit souvent, au hasard des rempotages, que cette zone a souffert
d'un manque d'eau. La pierre
ponce quant à elle agit comme une éponge et 'aspire' l'eau, réduisant
considérablement ce problème. Mais attention, ne me faites pas dire
ce que je n'ai pas dit ! Ce n'est pas une raison pour se contenter
d'arroser votre arbre "par-dessus la jambe" ! La
règle des "4 côtés"
s'applique à la lettre. En clair, cela
veut dire qu'un bonsaï est bien arrosé lorsque vous l'avez justement
arrosé sur ses quatre faces et ceci plusieurs fois de suite,
jusqu'à ce que vous ayez la sensation qu'il vous demande grâce. Ce
n 'est pas une raison pour 'jouer' à l'Inquisiteur … un bonsaï, n'a
rien à avouer, me semble t'il ! |
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Pour revenir sur le substrat, vous avez
pu constater qu'au bout de quelques temps, il devient de plus en plus
difficile de faire pénétrer l'eau à l'intérieur de la motte. Ceci
est encore pire lorsque l'on utilise une eau
dure (très chargée en minéraux) puisque
inévitablement un dépôt de tartre se concentre sur la surface du pot;
sans oublier pour autant le développement des racines qui 'grignotent'
petit à petit l'espace disponible. Au-delà de l'aspect inesthétique
de la chose, c'est un handicap de plus à un bon arrosage.
Pour ce qui est de la nature de l'eau,
il n'y a pas beaucoup de solutions en dehors d'installations sophistiquées
(genre 'osmose inverse'. Je ne sais pas ce que cela veut dire !) ;
ou le recours pour l'amateur à des pratiques diverses et souvent empiriques,
pour utiliser une eau d'arrosage digne de ce nom. Nous reviendrons
sur le sujet plus tard.
Mais pour l'instant, en ce qui concerne cette 'carapace', le meilleur
moyen de la briser est de gratter la surface du pot avec une griffe
adaptée en veillant à ne pas trop abîmer les nombreuses racines superficielles.
Vous en profiterez pour extirper toutes ces hépatiques
(algues), et autres indésirables,
qui nous empoisonnent l'existence et celle de nos arbres par la même
occasion. Certains auraient tendance à les laisser au début, parce
que, "ça fait joli !" Ils auront vite fait de déchanter lorsqu'ils
verront la surface du pot se transformer en 'zone industrielle' ...
ajoutez-y une canette de 'coca' et quelques' kleenex' et vous êtes
dans l'air du temps mais pas dans celui des bonsaïs ! Pardonnez-moi
cette digression, c'est plus fort que moi. |
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C'est également l'occasion de
nettoyer les céramiques.
Personnellement, j'utilise le
vinaigre d'alcool (pur) que
je pulvérise sur l'extérieur des pots. On arrive ainsi à se débarrasser
du calcaire, mais force est de reconnaître que cela n'est jamais
parfait !
Rassurez-vous, même au Japon, Royaume du Bonsaï s'il en est, ils
n'ont me semble t-il, aucune solution puisque, lorsque l'on voit
les photos de leurs 'master piece',
dans quelques revues spécialisées (à défaut de les voir 'en vrai'),
et que vous détaillez leurs magnifiques poteries 'Tokoname',
celles-ci s'ornent tout comme les nôtres, de ces charmantes traces
blanches ... Une fatalité !
Vous pouvez également pulvériser ce même
vinaigre d'alcool directement sur la surface des pots pour vous
débarrasser de ces maudites algues. Cela agit très bien, mais vous
devez savoir que vous détruirez en même temps les mousses ; c'est
un choix ...
En ce qui me concerne, il n'y a pas l'ombre d'une hésitation, j'éradique
! Et la mousse revient toujours.
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