En été
 
Parlons maintenant des outils à notre disposition pour bien arroser.

A " tout seigneur tout honneur " : la main.
J'en vois déjà qui sourient en se disant, mais il est complètement fou celui-là, qu'est ce que vient faire la main dans cette histoire ? Et bien détrompez-vous, cette partie de notre anatomie, à défaut de tout autre chose, peut servir :
1) à puiser de l'eau
2) la retenir quelques temps dans le …'creux de la main' et
3) la verser aux pieds de nos arbres.
Fastidieux, certes, mais cela dépanne si vous n'avez que cela … sous la main ! Et puis, pour apporter de l'eau à notre moulin, n'oublions pas que de récentes découvertes archéologiques ont mis à jour la preuve que les hommes préhistoriques arrosaient déjà leurs bonsaïs ainsi …
Alors, il n'y a rien à ajouter et si certains veulent utiliser cette méthode, dite
'méthode de néenderthal', libre à eux.
 

Vous avez aussi l'arrosoir, invention plus récente et qui se décline sous une multitude de formes possibles.
En ce qui nous concerne, le meilleur est incontestablement celui qui nous vient du Japon, tant par son esthétisme que ses performances.
Il en va ainsi de certains objets qui synthétisent à eux seuls ce que l'homme peut faire de mieux : Il est beau, fait à la main, en cuivre et … il coûte cher !
Economisez, faites le vous offrir pour la fête des pères (ou des mères) mais, s'il est un accessoire qui mérite que l'on fasse des sacrifices, c'est bien celui-là.
Je ne vous le décrirai pas, cela serait trop long, mais tout le monde a l'image de cet objet traditionnel, souvent photographié posé sur une jarre … ça fait 'classe' !

La caractéristique essentielle d'un arrosoir destiné a la culture des bonsaïs sera la
finesse de la pluie, au sortir de la pomme d'arrosage.
Evitez donc ces instruments lourds et grossiers dont se servent les 'éleveurs de salades'. Si vous les utilisez sur vos
'shohin', les racines ne vont pas tarder à manquer de terre compte tenu du déluge qui les menace.

Comme substitut intéressant, vous avez les pulvérisateurs (minimum 5 litres) particulièrement pour les amateurs qui gardent leurs arbres sur des balcons. Les avantages en sont la précision du jet, et son réglage quant au débit, bien que sa mise en œuvre nécessite un peu plus de temps. De toute façon c'est un outil indispensable. Veillez cependant à ne pas utiliser celui qui vous sert à désherber votre jardin ZEN !

Et pour finir, pour les bagnards de l'arrosage, pour ceux qui ont le prélèvement 'dans le sang' et qui tirent avec une avidité maladive sur la moindre pousse printanière pour enrichir leur collection, il y a le tuyau d'arrosage et son artifice indispensable, la lance d'arrosage.

Rapidement, pour parler du tuyau, prenez du haut de gamme. Je ne sais pas si vous avez déjà connu l'expérience du tuyau qui se plie de façon à bloquer le passage de l'eau, mais si tel est le cas et si vous avez réussi à garder tout votre calme en la dite circonstance, alors là, chapeau bas ! et continuez à acheter cet article au rabais, c'est votre affaire.

Tout ça pour vous dire que rien n'est plus désagréable que d'être obligé de détortiller sans arrêt les tuyaux d'arrosage ; ce qui vous transforme une activité relativement tranquille au demeurant, en un exercice de contrôle de soi, où comme je le soulignais plus haut, rare sont ceux qui en sortent indemne.
Un autre conseil, avant de les rentrer pour l'hivernage,
videz-les bien de toute leur eau pour éviter un développement d'algues qui vous obstruera à tous les coups votre pomme d'arrosage quand vous les ressortirez au printemps.

Pour les lances d'arrosage, orientez-vous une fois encore vers le matériel japonais. Ils ont développé dans ce domaine toute une série de lances - spéciales pour bonsaï - et c'est bien le diable si vous ne trouvez pas celle qui vous convient le mieux.
A savoir que certaines ont des jets plus étroits que d'autres, avec également des débits différents ; et le mieux que vous puissiez faire est de vous les procurer évidemment chez un vrai professionnel qui saura vous conseiller, voire vous les faire essayer.
Autant vous dire que vous n'en trouverez pas au 'supermarché' du coin parce que, pour ce qui est de l'essai, je suis curieux de voir ça : un 'fou de bonsaï' en train de tester d'hypothétiques lances d'arrosages sur les gondoles de 'fruits et légumes'.
je veux bien sortir de ma tanière pour voir le spectacle !


Sur ces bonnes paroles, je vous laisse parce que j'ai devant moi 3 à 4 heures d'arrosage qui m'attendent !